La forêt

Huile sur toile – 195 x 360 cm – 2018

Bâtard

© Marie-Hélène Fabra
© Marie-Hélène Fabra

Exposition collective à la cave à bananes sur une proposition de Vanessa Morrisset, Éric Angelot et moi-même, en Janvier 2017.

« Comment, quand on travaille dans le domaine artistique, contribuer à une réflexion sur la crise dans laquelle nous sommes plongés, globalement une crise de l’humanisme de la culture occidentale, si bien traduite par la question de Dominique Lestel À quoi sert l’homme , intitulant l’un de ses ouvrages récents ?

Depuis l’Antiquité grecque, l’homme se pense comme autonome par rapport à lanature — un « empire dans un empire » pour reprendre les termes de Spinoza — position l’autorisant à y puiser desressources à sa guise. Or, aujourd’hui, ce modèle aboutit à une impasse et s’avère catastrophique. La question est
évidemment philosophique, politique, écologique, sociologique. Mais comment la traiter de manière artistique?Comment y prendre part en tant qu’artistes ou théoriciensde l’art, d’une manière non secondaire, c’est-à-dire non illustrative — créer des images d’après une idée — ni uniquement militante — créer et s’engager par ailleurs ?

L’exposition Bâtard, organisée à trois, deux artistes et une théoricienne, est avant tout une démarche visant
à être artistiquement actif dans une situation où tout le monde doit être mis à contribution » Vanessa Morrisset 2017

Spares zonephores

Exposition — Moments Artistiques – Christian Aubert —Paris 2016

Faces and landscapes

© Marie-Hélène Fabra

Exposition à l’espace Funnel art gallery, Bucarest, Roumanie, mars 2015. Ensembles de toiles inspirées par des paysages roumains et de silhouettes vus du train lors de mes voyages entre Paris et Bucarest.  Les dessins sont des encres sur cartes postales.

Le monde nous appartient

© Marie-Hélène Fabra

Exposition au lycée de L’Aigle dans le cadre du programme Panoramas 2014 organisé par la DRAC Basse-Normandie. Série de peintures inspirées par des plaquettes publicitaires pour des voyages organisés, réalisées entre 2000 et 2003

Tracer l’invisible

© Marie-Hélène Fabra

Exposition centre d’art Camille Lambert – Juvisy-2012 -une salle était consacrée aux dessins de la série Désordres, l’autre à une série de peintures réalisées à partir d’albums de famille.

ça ne va pas se passer comme ça

film d’animation – 5 minutes -musique de Claude Yvans – réalisé avec des vieux négatifs et diapositives retouchés, grattés, découpés…Le tout est une libre interprétation de Frankenstein de Mary Shelley. Elle a écrit ce texte au bord du lac Léman et c’est là que je suis née…

Un bal à Pascani

© Marie-Hélène Fabra

J’ai organisé cette exposition en 2011 sur le thème de la mémoire héritée, dans un château familial situé en Moldavie roumaine, avec 25 artistes français et Roumains.

  • Installation composée de dessins posés sur des seaux de ménage rouges et éclairés de l’intérieur
  • Le radeau : d’après une photo de famille où l’on voit ma mère encore enfant avec le roi de Roumanie sur un radeau. La scène a été prise pendant la seconde guerre mondiale. Au fond on devine la copie du Trianon à Floresti, à 100 km de Bucarest, qui aujourd’hui est un hospice de vieillards…

Exila

film – 20 minutes – animation et vidéo – À la fin de sa vie, ma mère me tendait une minuscule photographie en noir et blanc qu’elle sortait de son porte-monnaie : « tu vois, c’est mon palais à Iasi. Je vais m’y installer, qu’en penses-tu? ». Je devinais un grand bâtiment et je n’osais imaginer ce qu’il était devenu après toutes ces années et je la regardais, elle aussi rongée par la maladie et le temps. Après sa mort, je suis partie en Roumanie à la recherche de ce palais….

Œdipe, mon frère

Œdipe, mon frère

 

 

2007 :
lieux : l’unité psychiatrique de Fresnes et à La Ciotat
sujet : Œdipe à Colone de Sophocle.
durée : 39 minutes.
technique :

Texte du chœur dans "Œdipe à Colone" de Sophocle, lu par Denis pendant les répétitions de notre travail qui a aboutit au film "Œdipe mon frère" tourné à l'unité psychiatrique de la prison de Fresnes en 2006

Réalisation : Marie-Hélène Fabra

avec la collaboration de: Jean-Pierre Chrétien Gony, Catherine Busseuil, Jérôme Coulomb, Beno ît Weiler, Barbara Lefranc, Janusz Mrozowski et les détenus/patients de l’unité psychiatrique de Fresnes. Sujet : ce film rend compte d’un travail mené autour de la dernière tragédie de Sophocle : Œdipe à Colone, à l’UPH (Unité hospitalière psychiatrique) de Fresnes. Cette pièce raconte le retour d’Œdipe dans la Cité : ses difficultés à être accueilli, la confrontation avec son passé et sa famille : le rapport peut s’établir assez aisément avec la situation de ces hommes, tous sensés sortir un jour de prison. Nous n’avons pas choisi de filmer la pièce mais plutôt la manière, voire les manières de nous approprier cette histoire. Le titre le dit d’emblée : Œdipe, mon frère. Nous sommes dans une histoire de similitude, de ressemblance. Avec le metteur en scène Jean-Pierre Chrétien-Gony, le musicien Jérôme Coulomb et l’infirmière Catherine Busseuil, nous avons installé différents ateliers de théâtre, de maquillages et de lectures ce qui nous a permis de mener ce travail avec une vingtaine de détenus, en tenant compte de toutes les contraintes liées à la double structure psychiatrique et pénitentiaire. Mon métier de peintre m’a permis de déjouer à ma manière la difficulté de l’image filmée en prison. Nous avons conçu les maquillages dans un sens très coloré et linéaire puis nous avons travaillé le film à l’aide d’un traitement numérique qui nous a permis de faire basculer la réalité de la prison dans un espace saturé de couleurs et de lignes, pareil à des vitraux animés. Nous avons mêlé aux images tournées à l’UPH, des scènes filmées au bord de la mer Méditerranée qui évoquent les lieux de cette tragédie. Où est la réalité : Dans ces décors réels de la fiction ou bien dans l’univers sur-coloré et sur-dessiné de la prison-hôpital où se déroule le jeu théâtral ?

Canicule

huile sur toile – 200 x 200 x 3 cm – 2017